L’élaboration de plans d’actions de dépistage des cancers

Dépister permet de diagnostiquer tôt certains cancers, avant l’apparition de symptômes, et de pouvoir mieux les soigner, mais aussi de limiter les séquelles liées aux traitements utilisés. Dans certains cas, le dépistage peut même permettre d’éviter l’apparition d’un cancer, grâce au repérage et au traitement d’une anomalie qui aurait pu évoluer vers un cancer.

Pour beaucoup de cancers, plus le diagnostic est fait tôt, moins les traitements sont lourds et meilleures sont les chances de guérison. L’intérêt du diagnostic précoce est ainsi de mieux soigner, mais aussi de limiter les séquelles liées à certains traitements.

Cancer du sein : dépistage organisé (DO) et dépistage individuel (DI)

Le cancer du sein est le cancer à la fois le plus fréquent et le plus meurtrier chez la femme en France. On considère qu’une femme sur 8 y sera confrontée au cours de sa vie. Pourtant, s’il est détecté tôt, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10.

Comme les années précédentes l’Assurance Maladie de Paris a participé financièrement et sur le plan logistique (notamment à l’occasion d’octobre rose) à la promotion du dépistage organisé du cancer du sein (double lecture de la mammographie). Comme en 2015, les deux modes de dépistage (individuel et organisé) ont été pris en compte par l’indicateur CPG. Ainsi en 2016, 53 % des parisiennes âgées de 50 à 74 ans ont participé au dépistage.

Cancer colorectal ou cancer du côlon-rectum

Le cancer colorectal, ou cancer du côlon-rectum, a touché 43 000 personnes et a causé 17 500 décès en 2015 en France. Pourtant, s’il est détecté tôt, il se guérit également dans 9 cas sur 10.

Uniquement proposé en « mode DO », le dépistage du cancer colorectal s’opère désormais avec un nouveau test immunologique et un nouvel opérateur.

2016 a été la première année pleine dans ce fonctionnement. Cependant, des retards dans la reprise des invitations dus à la mise en œuvre de ce nouveau dispositif ont biaisé considérablement le calcul du taux de participation qui atteint 13 % sur la campagne 2016.

Pour l’organisation des deux dépistages organisés, la structure de gestion (ADECA 75) a reçu une participation de l’Assurance Maladie d’un montant de 324 021 €.